Edito

Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil. Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique. Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le monde des RP.

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 08:11

images-copie-2.jpgC'est le métier TENDANCE du moment.

Il n'est pas un jour sans que nos supports spécialisés  (papier, web) ou les communautés on-line dédiées à la com n'y fassent allusion.

Le Community Manager, le nouvel Homme de la situation.

Ca y est !!! On cherchait un moyen de faire face à ce tsunami que représente le web et les nouveau e-lieux d'influence qui nous déroutaient. Le Community manager est arrivé. C'est sûr, il va nous permettre de reprendre la main, de re-contrôler une situation qui, il faut l'avouer, échappait à presque tous nos "gardes fous".
Ouf… Nous allons désormais pouvoir clamer haut et fort que nous, professionnels de la com, on va aussi parfaitement maîtriser les forums, la blogosphère, les réseaux sociaux. Enfin tout quoi !

Comment ? Rien de plus simple : nous avons un Community Manager !
Alors, cher client, convaincu ?

Quand sur le papier (ou plutôt sur le net car l'expression devient galvaudée en vérité...), "ça le fait" - dixit un community manager qui ne jure que par la syntaxe revisitée par le tchat – dans les faits, c’est moins sûr. Surtout quand ce fameux community manager est présenté comme celui qui va gérer votre e-reputation, contrôler vos discours sur le net, faire en sorte d’améliorer votre référencement naturel et étouffer les débuts de crise on-line en usant de subterfuges dont lui seul a le secret.


Quelle place pour le Community manager ?
Si la mission du Community Manager (bien décrite d’ailleurs dans ce billet Philippe Gérard : cliquez ici) est bien d’être à l’écoute du web et de tenter de déceler les alertes des populations influentes du web, il est peu probable qu’il puisse régner en tout puissant sur le web. Car rappelons-le, le principe du web est que chacun puisse s’exprimer et le faire LIBREMENT. Et même si la pub commence à envahir aussi les blogs, les communautés, il n’est pas encore arrivé le temps où un bloggeur ne pourra pas s’ériger contre une marque, ou un consommateur ne hurlera pas son mécontentement sur un forum et où un groupe Facebook uni « pour supprimer les MacDo en France parce que c’est dégueu» sera interdit…
Il faudra compter avec lui à l’avenir c’est sûr mais il ne revêtira pas le costume de gendarme qu’on veut bien lui faire porter. Tout comme l’attaché de presse en son temps, le Community Manager est un nouvel intermédiaire entre ceux qui font l’e-actualité et ceux qui la relatent, d’une façon ou d’une autre.

Le Community Manager en agence de relations presse
Le Community Manager est partout. Dans les entreprises qui ont anticipé l’enjeu de la communication on-line, dans les agences 360° (ou 400 ° !), dans les web agencies et tout naturellement, dans les agences RP. Ca fait beaucoup me direz-vous, surtout si vous vous placez du côté du client qui se demande à qui il va pouvoir confier son Community Mangement. Eh oui, parce qu’avec ces nouveaux enjeux de la communication on-line, un nouveau business est né. Il ne faut pas se leurrer, celui qui ne s’adaptera pas peu signer son arrêt de mort. Alors, en toute logique, tout ce beau monde s’y met. Avec plus ou moins de professionnalisme (il faut dire qu’on en est aux balbutiements) et avec plus ou moins de moyens. Je n’ai pas de réponse idéale pour nos clients. Seule l’approche est différente. Le community manager en agence de com est associé à la pub, celui qui sévit dans les web agencies est intimement lié à la tactique web (vers un nouveau display ?) et celui qui opère dans les agences RP s’assimile davantage à un professionnel de la relation avec les nouveaux médias comme l’attaché de presse est un professionnel de la relation avec les médias traditionnels. 

 

Finalement on peut s’interroger sur la nécessité de voire naître des agences de community management qui regrouperait tous ces community managers dans un seul et même espace. Une solution ? Peut-être…Peut-être pas…

 

 

 

 

 

 

 

 

Par sandrine charpentier - Publié dans : Communication
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 13:54

La polémique du « low cost » dans les RP reprend de plus belle avec l’annonce ce matin de la création par l’agence Précision d’un département low cost.

« Low cost », qu’est-ce que c'est déjà ?

2 références intéressantes pour le définir :

Celle de L’ENCYCLOPEDIE DU MARKETING de Jean-Marc LEHU tout d’abord : Expression anglo-saxonne utilisée pour désigner une entreprise qui pratique des prix très bas, grâce à la conduite d’une politique rigoureuse de coûts très bas, une planification de l’activité le plus longtemps possible à l’avance et une automatisation maximum (ou une suppression) des prestations habituellement assurées par des employés. L’expression a été médiatisée avec des compagnies aériennes qui, réduisant la prestation de service au minimum, ont commencé à proposer des vols à prix « cassés » par rapport à ceux offerts par les compagnies traditionnelles. Mais l’expression peut être utilisée pour d’autres secteurs d’activité pour lesquelles certaines entreprises procéderaient de la même manière.

Celle du célèbrissime « PUBLICITOR » : Stratégie d’entreprise visant à réduire l’offre à l’essentiel des qualités attendues par le client en contrepartie d’un prix très bas. Le low cost n’est pas assimilable au bas de gamme où la qualité substantielle peut être mise à mal.Faut-il donc y voir une baisse de qualité quand dans les RP on propose d’offrir des prestations Low costs ? La crise justifie-t-elle le low cost à tout va ? Je peux le comprendre. D’abord parce que le superflue n’est plus à la noce en ces périodes de restrictions budgétaires. Et ensuite parce que les entreprises ont besoin de consommer plus intelligemment. Mais je ne peux pas le cautionner dans les RP. D’abord parce que les relations presse, c’est avant tout du service. Et comment rendre un bon service à bas coût ? Quelle est la formidable equiation que les grands noms des RP n’ont pas encore su trouver alors que d’autres, visiblement, tiennent les ingrédients miracles ? Les relations presse, c’est avant tout un travail d’experts, qui chaque jour, définissent des messages, qualifient des fichiers presse, appellent des journalistes, organisent des entretiens ,des interviews… Et comment réduire des prix qui sont liés à de la matière grise si ce n’est à réduire la matière grise en elle-même ? Propose-t-on des cerveaux bas couts ? Offrons-nous des attachées de presse domiciliées à l’Ile Maurice ? Confins-nous la mise ne place d’une recommandation stratégique à un stagiaire en bac + 2 communication ? Contentons-nous d’envoyer des communiqués sans rencontrer ou appeler les journalistes ?

Si l’on reprend un peu de hauteur dans ce discours du RP low cost, il est important de souligner que les relations presse sont un travail de longue haleine, qu’il nécessite des heures, des jours de travail dans l’ombre pour obtenir des résultats, pas toujours évidents à décrocher parce que rappelons-le, les relations presse sont un moyen low cost par définition de promouvoir les actualités d’une marque (combien faut-il investir pour un plan média d’une puissance acceptable sur 3 mois afin de lancer une nouvelle gamme de parfums bio, pour quel GRP ?).

Difficile pour nous je l’avoue, de rassurer un prospect quand on lui indique que nous avons une obligation de moyens mais pas de résultats car, contrairement au médecin, lui a le choix entre plusieurs spécialistes pour traiter son cas. Alors la concurrence n’est pas entre les agences qui font du low cost ou du haut de gamme, mais elle est belle et bien entre les RP et le reste de la com. Ca les agences globales l’ont bien compris, et elles se lancent aujourd'hui à corps perdu dans les RP. Un relai d’avenir pour les budgets com enc crise alors, les RP ?

Par sandrine charpentier
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /2010 15:01

images-copie-1.jpgQuelle notation pour la Grèce,l'Espagne, l'italie, la France ? A quel taux les autres pays vont-ils nous prêter ? Tout cela dépendra de la capacité des gouvertements et des hommes politiques à communiquer. Communiquer pour rassurer, rassurer pour une notation qui permettra  aux états européens de rester dans la course (voir la chronique de Dominique Thiebaut - sur Challenges.fr). A tous ceux qui disent que la communication est du vent, je réponds avec l'exemple d'aujourd'hui que la communication c'est de l'argent. Beaucoup d'argent. Et c'est aussi l'avenir des Etats sur lesquels à cette heure, pèse l'épée de Damocles. Pas étonnant alors que nos chefs d'états se démènent à coups d'annonces et de colère pour redresser la barre, ou tout du moins, tenir le cap (voir article de La Tribune). Nous revoilà dans l'utilisation d'une communication accusatrice envers les méchants marchés financiers contre lesquels il est temps de reprendre le pouvoir. Et comment le reprendre si ce n'est pas la communication ? Rassurer les marchés, c'est stabiliser les taux...

Un autre exemple de communication toute puissante, celui de BP veut dépolluer son image à coup de grandes campagnes de RP et de communication "de proximité" (voire article paru dans le Monde et signé Corine Lesnes). BP est partout, sur tous les fronts, bouge, parle, promet "Nous sommes responsable, il faut payer". Waouh, BP se place presque comme le sauveur (ont-ils recruté Will Smith ?). De quoi faire oublier que même si les hommes pardonnent, la nature elle ne pardonnera pas. Alors si après tout ça, on maintient que la com c'est du vent... Je veux bien changer de métier !

Par sandrine charpentier - Publié dans : Communication
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 11:05

Vous lisez un article, vous visionnez une vidéo sur le web et en bas de page, on vous propose de partager ce que vous venez de voir ou de lire sur Facebook, Twitter, Del.icious.us et autree réseaux sociaux. Facebook, visiblement, tout le monde connait, comprend, utilise.
Qu'en est-il du système de microblogging Twitter (voir Twitter, en pratique dans
l’article signé Frédéric Cozic, il date mais l’essentiel y est) ? Réseau d'initiés, disent certains. Il est vrai que pour un professionnel, des médias notamment, Twitter est un formidable outil de veille sur l'actualité. D'une, parce que la presse a ses pages Twitter et use du Tweet pour révéler ses scoops, de deux, parce que ceux qui font l'actualité à la base (pas les médias, les hommes) propulsent leurs informations, leurs commentaires en direct, en temps réel. Il est donc possible, pour un "Tweeteur Lambda", d'échanger en direct avec celui qui fait l'actualité (et pas celui qui la relate ou l'analyse). Autre point différenciant, Twitter permet en direct à chacun, hommes politiques, homes médiatiques, de livrer ses émotions à chaud (voir l’exemple Lionel Tardy), de réagir en direct, de parler sans intermédiaire à leurs fans c.a.d tous ceux qui les "suivent" (on dira "Follow" dans le langage Twitter).

Aujourd’hui, les 10 milliards de Tweets ont été dépassés dans le monde mais en France, combien sont-ils ces adeptes de Twitters ? Je n’ai pas la réponse. Twitter étant discret sur son nombre d'utilisateurs. Pour RJMetrics Twitter possède 75 millions d'utilisateurs (dans le Monde). Des comptes se créent régulièrement, mais pour autant la publication effective reste le fait d'un noyau dur. Toujours selon RJMetrics, 40 % des comptes Twitter n'ont jamais envoyé un seul tweet et 80 % des utilisateurs ont publié moins de dix messages.
Mais l’info et la recherche en temps réel intéressent de plus en plus, même les plus gros acteurs du web. La recherche en temps réel arrive d'ailleurs sur Google. La page des résultats du moteur de recherche s’enrichit en effet d’un nouveau contenu : les informations publiées sur Twitter, MySpace, Facebook, etc. Ce genre de recherche permet de voir les tout derniers messages, en rapport avec le thème de la requête, publiés sur Twitter, MySpace, Facebook ainsi que sur divers blogs. De quoi faire de Twitter une source officielle d’informations on-line au même titre que le site corporate d’une marque !
Twitter se démoncratise très vite aussi auprès des jeunes qui découvrent les avantages de pouvoir livrer leurs impressions, commenter en temps réel ce qu’ils découvrent au quotidien dans la rue, dans les médias, sur le web. L’article signé par Hugo Dumas sur le sujet est un excellent exemple des avantages qu’un public, même non averti, peut tirer de Twitter. D’autant plus que nos stars préférées s’y mettent sérieusement, comme l’exemple récent de Demi Moore, ou de Sébastien Chabal.
Alors est-ce que Twitter va débarquer Facebook ? Je n’y crois pas. En bonne utilisatrice des 2 réseaux, je les vois plus comme une offre complémentaire.
L’avenir c’est « l’utilisateur » placé au cœur de l’information avec pourquoi pas une page personnelle qui regrouperait tous les réseaux sur lesquels l’utilisateur évolue, une sorte de Netvibe identitaire…

Par sandrine charpentier
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 19:13

Tandis que s'ouvrait à Copenhague le 7 décembre dernier un sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique, les médias misaient à l'unisson sur l'optimisme commun des chefs d'état de la planète. Chose inédite, 56 médias se sont unis pour publier un édito commun, comme un message unique, peut-être un « j’accuse » de la presse aux politiques. Tous, nourris d'espoir triomphant, affichant leur enthousiasme à couvrir et à vivre un moment d'exception incontournable pour l'humanité. Quelle formidable stratégie de réputation pour ce congrès international ! Le grand moment tant attendu, point d’orgue du sommet, étant la venue du président des Etats-Unis, mauvais élève de la classe internationale mais finalement, celui sur qui tous les espoirs reposent, ou presque… Les sondages commandités par les médias pour l’occasion aux plus grands instituts (outils marketing aussi utilisés par les médias pour promouvoir et soutenir leurs contenus) montrent l’intérêt de la presse pour une actualité « positive » et « rassembleuse ». Citons à titre d’exemple Le Monde qui s’associe à Ifop pour une enquête européenne afin de rappeler que les français se déclarent pour 88% d’entre eux prêts à modifier leurs modes de vie. Le font-ils aujourd’hui ? Non, ou si peu : la consommation ne réduit pas, même en temps de crise (+0.2% par trimestre en 2009…) et le bio ne représente qu’1,7% du total de l’alimentation en France.  Quel beau coup RP pour ce sommet qui ne verra peut-être pas naître l’embryon d’un accord. J’applaudie le travail des médias qui déploient beaucoup d’énergie (eco-positive celle-ci) et de nombreux moyens pour soutenir et porter la voix de nos chefs d’état réunis à Copenhague pour sceller l’avenir du climat et de la planète. Il nous reste à souhaiter que cette vaste opération de RP mondiale influera sur les engagements de nos représentants gouvernementaux. Sinon, y-a-t-il toujours lieu de penser que le 4ème pouvoir préserve encore intacte sa toute puissance ?

Par sandrine charpentier
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