Edito

Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil (www.scconseil.fr). Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique. Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le monde des RP et du social media management.

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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 18:11

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Toutes les règles énoncées dans mon précédent billet ne sont plus d’actualité, vous vous en serez douté. Le web a balayé ces préceptes et il est temps pour vous de faire évoluer votre stratégie d’information pour exploiter le potentiel online et toutes les nouvelles pratiques qui peuvent en découler.

Avec Internet, les pratiques des professionnels des RP ont évolué. Mais comment ?

Les journalistes reçoivent désormais sur leurs comptes de messagerie des centaines de communiqués de presse par jour.  Et il faut savoir que la grande majorité de ces communiqués ne correspond pas aux domaines d’intérêt des journalistes destinataires des informations presse. Et avec Twitter, on commence aussi à assister à une utilisation des profils pour une diffusion de messages qui auraient tendance à s’apparenter à  du spam !

 Les journalistes n’attendent pas toujours les communiqués de presse pour rédiger leurs articles ou pour trouver l’inspiration de leur prochain dossier. Souvent, c’est au travers de veille sur Internet (blogs, moteurs de recherche, voire réseaux sociaux), de discussions, de thèmes généraux d’actualités que les journalistes travaillent sur leur prochain sujet. S’ils trouvent par bonheur, au fil de leur recherche, un communiqué online sur le site d’une agence de RP ou sur une newsroom, tant mieux ! Mais aucun journaliste n’attend qu’un communiqué lui parvienne directement pour rédiger son article ! 

Il arrive même parfois que certains journalistes, bloggeurs en parallèle de leur activité, testent un sujet sur leur blog, pour sonder l’intérêt de ses lecteurs.

Est-ce qu’un expert des RP laisserait un commentaire ? Ou en profiterait-il pour envoyer un mail à son auteur, afin de saisir l’occasion d'aborder une des actualités de son client ? C’est encore une pratique peu répandue en France, alors qu'on la voit se généraliser outre atlantique, notamment aux USA…

Une première règle donc pour s’adapter au traitement de l’info en ligne

Suivre les blogs de ses journalistes cœur de cible, afin de rebondir sur des sujets pertinents, ou tout simplement établir un premier contact, en vue d’une actualité client à présenter !

Internet, les blogs, les profils twitter, sont un véritable potentiel de création de lien entre le professionnel des RP et le journaliste. Une manière bien plus pertinente et ciblée d’échanger, au-delà du communiqué de presse diffusé à une liste plus ou moins vaste et étendue de journalistes sans aucune possibilité d’interaction !

En résumé, mon premier constat est le suivant : les journalistes cherchent des informations sur le web pour préparer leur article ou leur dossier. Est-ce qu’au fil de leur recherche, ils ont une chance de tomber sur vos actualités ? C’est une bonne question à se poser pour revoir sa stratégie d’information online non ?

Par sandrine charpentier
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 09:45

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·         Le seul moyen d'obtenir des articles et du temps d'audience passait obligatoirement par les médias ;

·         Les entreprises communiquaient auprès des journalistes via des communiqués de presse formatés ;

·         Les communiqués n'étaient connus et lus que par une petite communauté de professionnels des médias (reporters, journalistes) ;

·         Les entreprises devaient avoir des actualités fortes pour justifier l'envoi d'un communiqué et pouvoir obtenir un écho dans les médias ;

·         Le jargon "RP" était une pratique acceptée par les professionnels des médias parce que compris par ces derniers ;

·         La seule chance de faire connaitre votre actualité par vos consommateurs (hormis la pub) était que le journaliste traite l’information de votre communiqué de presse

·         La seule façon de mesurer l’efficacité d’un communiqué de presse était la revue de presse et le nombre d’articles parus suite à la diffusion d’un communiqué ;

·         Relations presse, marketing et communication étaient des disciplines séparées, traitées par des professionnels qui visaient des stratégies, des objectifs différents et qui avaient des pratiques propres à leur univers métier.

 Toutes ces règles sont aujourd’hui balayées, dépassées. Le web nous a bousculé au point de faire des fondements de nos métiers, des impasses… Les stratégies RP sont désormais revisitées pour répondre à la toute-puissance du web dans l’échange et le partage d’idées, d’informations, de valeurs.

La grande majorité des entreprises et organisations n’ont pas un accès facile aux grands médias pour couvrir leur actualité. Les petites entreprises par exemple doivent redoubler d’efforts pour attirer sur elles l’attention des médias. C’est souvent extrêmement difficile d’ailleurs pour les consultants en relations presse de trouver l’angle pertinent qui fera qu’un journaliste s’intéresse à son actualité, souvent pas assez innovante ou pas assez « rupturiste » !

Il y a bien sûr des exceptions. Si vous êtes Apple, si vous êtes Jean Dujardin, si vous êtes Obama… vous avez tout intérêt à continuer de traiter en exclusivité avec les medias. Ces VIP et sociétés renommées sont suffisamment médiatiques qu’avec peu d’effort, elles obtiennent toute la couverture souhaitée de la part des médias. Donc, pour ces « lucky guys », soit, les médias restent leur porte-parole prioritaires.

Oui mais pour les autres ?

 

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse - Communauté : RP 2.0
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 10:31

kx2-internet-explorer.png Pour cette rentrée 2011, j’ai décidé de vous proposer toute une série d’articles que je publierai de manière hebdomadaire sur ce blog afin de vous faire partager une vision nouvelle des relations publiques (ou relations publics), adaptée au nouveau contexte médiatique et surtout à l’avènement des nouveaux médias on-line.

Internet redéfinit notre métier, nos pratiques, nos relations et nos cibles.
On ne peut plus se contenter des vieilles recettes qui faisaient notre réputation naguère.

Disposer d’un fichier presse qu’on inonde de communiqués plus ou moins ciblés n’est plus une pratique efficace. Il ne s’agit plus de se contenter de rédiger des communiqués vantant les mérites de nos clients et de les diffuser largement dans les rédactions !

Cette période est révolue et il va falloir s’en accommoder même s’il s’agira pour beaucoup de remettre à plat certains process métiers !

 


Bon nombre de journalistes se plaignent d’avoir leurs boîtes aux lettres inondées de communiqués qui ne les concernent pas ou qui ne leur proposent que des messages pré-formatés, inexploitables en tant que tels (journalistes qui lisez ce billet, n’hésitez pas à laisser vos commetaires ici !!!).
 

Il faut savoir que peu de journalistes utilisent d’ailleurs ce que je nommerais des « actus suggérées ».  Les journalistes, lorsqu’ils ont un sujet en tête, se tournent désormais essentiellement vers de la veille Internet, en parcourant des blogs et en sollicitant les moteurs de recherche.  Si par un heureux hasard, ils aboutissent sur un communiqué via Google News ou sur l’espace presse d’une société qui traite précisément de leur sujet d’investigation du moment, c’est tant mieux ! C’est ce que nous, professionnels des RP, nous devons justement rechercher : une présence efficace sur le Net.

 


Il faut bien se mettre dans l’esprit que généralement, un journaliste qui prépare un sujet attend rarement qu’un communiqué lui tombe tout cuit dans sa boîte mail !

Alors, orchestrer une campagne RP en se cantonnant à envoyer des mailings par centaine voire par milliers dans les boîtes mail des journalistes n’est peut-être plus tout à fait la recette du succès !

 


Peu nombreux sont également les spécialistes des RP qui contactent leurs journalistes cœur de cible pour leur parler du dernier article qu’ils ont publié, du dernier billet paru sur leur blog (nombre de journalistes tiennent leur propre blog), qu’ils commentent d’ailleurs très rarement on-line alors qu’ils pourraient justement utiliser ce moyen de contact pour proposer des sujets ciblés cette fois ! C’est en effet ici que la relation prend tout son sens et qu’un bon spécialiste RP peut échanger sur l’actualité de ses clients en lien avec les sujets qui intéressent ses journalistes à un moment T.

 


Vraiment, quelque chose ne va plus dans les RP !

 

Les pratiques des professionnels doivent évoluer.


Aujourd’hui, pour que les journalistes trouvent nos informations, il faut être présent sur le web. Comment ? Et vous l’êtes-vous ?
A suivre…

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 15:57

1844.jpgLe storytelling (pour une défintion Wikipedia, c’est ici) est plus que jamais l’une des recettes miracle qui permet de mobiliser les communautés on-line et les influenceurs d’une marque. Le stroytelling, c’est en quelques mots l’art de raconter des histoires, d’imaginer des scénarios autour d’une marque. Cette technique a pour but d’engager émotionnellement les internautes afin de créer une empathie autour d’une marque ou d’une cause et les inciter à adopter de nouveaux modes de comportements ou d’engagements.

L’influence passe aujourd’hui énormément par le storytelling qui connait une ampleur démultipliée avec le développement des réseaux sociaux.

C’est valable en politique, avec l’exemple particulièrement parlant de l’affaire DSK, une histoire plus incroyable que celle que l’on aurait pu inventer dans le cadre d’une série fiction à l’américaine, storytelling qui a d’ailleurs débuté par un TWEET. C’est aussi valable pour les marques avec des campagnes qui ont récemment fait le tour du monde.

Dernière action de storytelling plutôt réussi, celle de Perrier avec son Club Perrier (les détails ici) et sa campagne 100% communautaire qui nous invite à visionner des épisodes sur You tube et à déployer une viralité autour du concept pour découvrir la suite du dispositif viral.

Il y a aussi ce bad Buzz de Domino’s Pizza US, que tout le Monde connait (si vous avez loupé un ou plusieurs épisodes, c’est ici) où la réponse de Dominos’ Pizza, en 2 temps, a été un bel exemple de campagne basée sur du storytelling .Celle-ci comprenait une dizaine d’épisodes et un concept décliné sur les réseaux sociaux,  avec un scénario basé sur la création de la meilleure pizza du monde. Résultat, le bad buzz s’est vite transformé en atout pour la marque de pizzas, grâce à des personnages attachants et un dispositif impliquant fortement les internautes.

Le storytelling n’est pas un phénomène récent, il existe depuis toujours dans nos sociétés. Il a acquis une certaine légitimité en politique en entrant à la Maison Blanche sous la présidence de Clinton aux Etats-Unis sur les conseils de ses consultants, de scénaristes hollywoodiens et de publicitaires (voir l’article de Christian Salmon – le Monde Diplomatique - ici).

Mais aujourd’hui, les contenus pour se divertir ont explosé et les usages aussi ont évolué.

« En 2005 on regardait la télé 13h par semaine et on passait 6 heures sur le web en moyenne. En 2010, on regarde toujours la télé 13h par semaine, mais on passe 14h sur le web par semaine. La télé live ne représente en 2010 que 59 % des usages de télévision (on la regarde également à la demande pour 8 %, sur le mobile pour 12 %, via des DVD pour 12 %…). La jeune génération est multitâche : on estime que les activités cumulées d’un adolescent en 24h (sans compter le sommeil) représentent l’équivalent de 31h d’activité. On regarde la télévision en faisant plein de choses en même temps. L’attention se raréfie. Pour beaucoup, la question de l’attention est donc une question dépassée. L’engagement et la fidélisation sont les nouveaux horizons du marketing, estiment les responsables d’Orange. Et les histoires – le storytelling – demeurent le principal moyen pour conserver l’attention des gens », comme le souligne Hubert Guillaud ici.  

Le storytelling est donc largement utilisé dans les dispositifs de campagnes virales, mais il est aussi très présent dans l’univers des Relations Presse où il représente aussi une nouvelle manière de faire adhérer les journalistes à des histoires médiatiques.

Dans ce flot incessant de communications adressées aux journalistes, il faut trouver de nouvelles façons d’émerger du lot. Il n’est donc plus rare de proposer à nos clients des campagnes bâties sous formes d’épisodes, basées sur des dispositifs de storytelling, afin de raconter une histoire, et d’ajouter un degré d’émotion à une information donnée. C’est aussi et surtout un moyen particulièrement efficace pour fédérer  les bloggeurs et les communautés d’influences online, particulièrement sensibles aux techniques du story telling. Le cas Wonderbra, pour le lancement de sa collection Perfect Strapless, en est un exemple parlant avec l’idée, plutôt que de simplement présenter un nouveau modèle de dessous, d’imaginer et de scénariser un enterrement de vie de jeunes filles un peu particulier, faisant écho à un événement porteur d’émotion, le mariage. Pour découvrir le dispositif, c’est ici 

Le stroytelling n’a pas fini de s’infiltrer dans toutes les spécialités de la communication plus particulièrement en ces temps de crise que l’on connait, où une catastrophe mondiale laisse place à une autre catastrophe, et où, le besoin de rêver et de s’émouvoir est de plus en plus présent. Après l’ère de la séduction, entrons dans l’ère de l’émotion.

Par sandrine charpentier
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:04

Fotolia 22212724 XSLes relations presse sont mortes, vive les relations publics ! Le Syntec RP et son président, Thierry Wellhoff, dans un numéro de Stratégies consacré aux RP, fait le procès d’une appellation  qui n’a jamais vraiment satisfait les professionnels du métier. A l’heure du digital qui modifie en profondeur la communication des entreprises avec ses différents publics d’influence, c’est d’après lui l’occasion de changer d’étiquette et de passer à l’heure des « relations publics ».

Il est en effet temps que notre profession, qui souffre d’une certaine opacité, à laquelle cette appellation « relations publiques » contribue largement, s'inscrive dans une dynamique de communciation plus globale. Des relations publiques, nombre de professionnels se construisent aujourd’hui autour de la relation d’influence, une approche qui fait sens dans un monde où l’objectif est de « faire adhérer » plus que de « faire savoir ».

Les professionnels des RP sont avant tout des experts de la relation d’influence, dans ce sens où ils interviennent pour les marques auprès de leurs publics d’influence qui furent à l’origine les journalistes, les actionnaires, les pouvoir publics… et qui sont aussi désormais les bloggeurs, les fans, les followers, les membres d’un réseau professionnel ou spécialisé.

D’un rôle d’émetteur d’information et de facilitateur de relation, l’expert en relations d’influence a muté. Il conseille les marques sur ses stratégies d’information mais il n’est plus un simple émetteur. Il écoute, partage, échange, en un mot, il interagit dans un monde où les influenceurs sont pluriels et hyperactifs.

Les relations d’influence agissent sur la façon dont les publics de l’entreprise (les publics d’influence) vous s’approprier les messages de la marque. Nos métiers sont à la croisée des chemins, entre les agences digitales, les agences de communication globales, les agences marketing services. Les frontières s’estompent, plus une campagne digitale n’inclut dans ses dispositifs les buzz viraux, relayés par les bloggeurs puis par les médias. Il va nous falloir apprendre à travailler en réseau, nous aussi, agences issues du monde des PR et les autres. Parce que ce qui compte aujourd’hui pour être visible aux yeux du consommateur, c’est « l’interaction des moyens ». C’est être présent là où est le client, sur le Net au travers des sites de contenu, des sites de partage, des blogs, des réseaux sociaux, mais aussi sur les smartphones, sur les Ipad, à la télé, dans la presse… Trouver le bon mix, c’est là que tout l’enjeu. Et dans ce nouvel écosystème, les RP sont un des éléments constituants d’une nouvelle communauté qui agit en interaction avec les autres.

C’est notre capacité à nous connecter à cet écosystème qui aujourd’hui devient déterminant !

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse
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