Vous lisez un article, vous visionnez une vidéo sur le web et en bas de page, on vous propose de
partager ce que vous venez de voir ou de lire sur Facebook, Twitter, Del.icious.us et autree réseaux sociaux. Facebook, visiblement, tout le monde connait, comprend, utilise.
Qu'en est-il du système de microblogging Twitter (voir Twitter, en pratique dans l’article signé Frédéric
Cozic, il date mais l’essentiel y est) ? Réseau d'initiés, disent certains. Il est vrai que pour un professionnel, des médias notamment,
Twitter est un formidable outil de veille sur l'actualité. D'une, parce que la presse a ses pages Twitter et use du Tweet pour révéler ses scoops, de deux, parce que ceux qui font
l'actualité à la base (pas les médias, les hommes) propulsent leurs informations, leurs commentaires en direct, en temps réel. Il est donc possible, pour un "Tweeteur Lambda", d'échanger en
direct avec celui qui fait l'actualité (et pas celui qui la relate ou l'analyse). Autre point différenciant, Twitter permet en direct à chacun, hommes politiques, homes médiatiques, de
livrer ses émotions à chaud (voir l’exemple Lionel Tardy), de réagir en direct, de parler sans intermédiaire à leurs
fans c.a.d tous ceux qui les "suivent" (on dira "Follow" dans le langage Twitter).
Aujourd’hui, les 10 milliards de Tweets ont été dépassés dans le monde mais en France, combien sont-ils ces adeptes de
Twitters ? Je n’ai pas la réponse. Twitter étant discret sur son nombre d'utilisateurs. Pour RJMetrics Twitter possède 75
millions d'utilisateurs (dans le Monde). Des comptes se créent régulièrement, mais pour autant la publication effective reste le fait d'un noyau dur. Toujours selon RJMetrics, 40 % des
comptes Twitter n'ont jamais envoyé un seul tweet et 80 % des utilisateurs ont publié moins de dix messages.
Mais l’info et la recherche en temps réel intéressent de plus en plus, même les plus gros acteurs du web. La recherche en
temps réel arrive d'ailleurs sur Google. La page des résultats du moteur de recherche s’enrichit en effet d’un nouveau contenu : les informations publiées sur Twitter, MySpace, Facebook,
etc. Ce genre de recherche permet de voir les tout derniers messages, en rapport avec le thème de la requête, publiés sur Twitter, MySpace, Facebook ainsi que sur divers blogs. De quoi faire de
Twitter une source officielle d’informations on-line au même titre que le site corporate d’une marque !
Twitter se démoncratise très vite aussi auprès des jeunes qui découvrent les avantages de
pouvoir livrer leurs impressions, commenter en temps réel ce qu’ils découvrent au quotidien dans la rue, dans les médias, sur le web. L’article signé par Hugo Dumas sur le sujet est un excellent exemple des avantages qu’un public, même non averti,
peut tirer de Twitter. D’autant plus que nos stars préférées s’y mettent sérieusement, comme l’exemple récent de Demi Moore, ou de Sébastien Chabal.
Alors est-ce que Twitter va débarquer Facebook ? Je n’y crois pas. En bonne utilisatrice des 2 réseaux, je les vois
plus comme une offre complémentaire.
L’avenir c’est « l’utilisateur » placé au cœur de l’information avec pourquoi pas une page personnelle qui
regrouperait tous les réseaux sur lesquels l’utilisateur évolue, une sorte de Netvibe identitaire…
Tandis que s'ouvrait à Copenhague le 7 décembre dernier un sommet sur la lutte contre le réchauffement
climatique, les médias misaient à l'unisson sur l'optimisme commun des chefs d'état de la planète. Chose inédite, 56 médias se sont unis pour publier un édito commun, comme un message unique,
peut-être un « j’accuse » de la presse aux politiques. Tous, nourris d'espoir triomphant, affichant leur enthousiasme à couvrir et à vivre un moment d'exception incontournable pour
l'humanité. Quelle formidable stratégie de réputation pour ce congrès international ! Le grand moment tant attendu, point d’orgue du sommet, étant la venue du président des Etats-Unis, mauvais
élève de la classe internationale mais finalement, celui sur qui tous les espoirs reposent, ou presque… Les sondages commandités par les médias pour l’occasion aux plus grands instituts (outils
marketing aussi utilisés par les médias pour promouvoir et soutenir leurs contenus) montrent l’intérêt de la presse pour une actualité « positive » et « rassembleuse ». Citons
à titre d’exemple Le Monde qui s’associe à Ifop pour une enquête européenne afin de rappeler que les français se déclarent pour 88% d’entre eux prêts à modifier leurs modes de vie. Le font-ils
aujourd’hui ? Non, ou si peu : la consommation ne réduit pas, même en temps de crise (+0.2% par trimestre en 2009…) et le bio ne représente qu’1,7% du total de l’alimentation en France.
Le numéro de
Stratégies daté du 22 octobre consacrait sa une au développement durable en titrant "La fin du jetable". Dans son édito spécial DD, François Kermoal, Directeur des rédactions, se fait l'écho
d'une remise en cause par le consommateur de l'hyper consommation. Comme le démontre l'étude Publicité et Sociétés commandée par Australie à l'institut TNS Sofres, l'envie d'acheter est en chute
libre et ce n'est pas qu'un phénomène lié à la baisse du pouvoir d'achat puisque que parmi les 43% des français qui n'ont à proprement dit pas envie d'acheter, on retrouve une majorité de cadres
aux revenus confortables, majoritairement diplômés.

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