Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil. Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique.
Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le monde des RP.
Pas
un appel ou une conversation qui ne débute sur cette question d'ordre structurelle pour les uns, conjoncturelle pour les autres : "Comment vivez-vous la crise ? ". Dans les médias, dans
les entreprises, tous cultivent le jeu du "double discours" : la situation 2009 sera ISO 2008. Pas d'investissements freiné outre mesure, ni dans les médias, ni dans
l'équipement, ni dans les services. La crise serait-elle d'ordre virtuel ou strictement financière ? Est-ce une façon de souhaiter qu'elle ne nous atteindra pas ? Est-ce que le
positivisme et la créativité nous permettront de passer outre ?
En témoigne l'article de Maurice Levy dans la Tribune de ce jour : " A l'échelle mondiale, je sens un marché au mieux à zéro (ISO) et probalement légèrement négatif". Une toute petite
crise donc, à en croire l'expert. Son analyse du marché français ne change pas de celles faites avant la crise. La presse traditionnelle souffrira, l'afichage évolue vers plus de technologie
et le digital est en plein essor. Quoi de neuf Doc ?
Ce qu'il faudra probablement tirer de cette crise, c'est que la surenchère sur les profits va devoir prendre fin, pour revenir à des considérations plus réalistes et plus seines. Mais j'ai peine
à croire que le discours de la crise qui est là mais qui ne nous affectera pas s'avèrera réel dans les prochains mois. Reste à retrousser nos manches et à nous tenir prêts avec des plans de
gestion de crise clairement définis pour une efficacité "epprouvée".
Je salue ce matin le post de Nicolas
Vanbremeersch, alias Versac àconsulter ici. Une analyse fine et subtile du choc des médiacultures ! La course vers le communautaire et l'internet pour les médias traditionnels et celle vers
l'audimat pour les bloggeurs...
2 mondes aux logiques inversées qui tentent de converger alors que leur force est de se nourrir de leurs particularités.
Je suis d'accord avec l'auteur du post et je crois aussi vraiment que le blogging doit "rester un truc de petites choses" comme il dit, "de communautés relativement homogènes, où l’auteur est
présent et s’adresse à un public réduit". S'exprimer sur des sujets pointus avec une micro-communauté a du bon, c'est certain, sans considéraiton d'argent ou de culture de l'audimat.
A méditer.
Courtisane ou courtisée... Blogueuse avant tout je suis mais
il reste une enigme à tirer au clair, celle de découvrir ce qui, aujourd'hui, se cache derrière un terme qui paraît bien galvaudé. Comme l'indiqueWikipedia, bien que la plupart des
blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilisent à des fins d'auto-représentation, et la plupart se forment autour des affects et des idées
propres à leur(s) auteur(s). C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenées à fustiger l'égocentrisme des blogs. Mais au delà de l'égocentrisme, le blog et son
auteur capitalisent sur la liberté. Liberté d'expression, indépendance, qui sont la source du crédit, de la caution qu'on apporte aux billets publiés. En est-il toujours ainsi ?
Dicté par le souci d'influence (voir l'article de Frédéric Cavazza), le bloggeur se laisse emporter par le chant des
sirènes (ici les marques, les agences de buzz viral aussi) et perd peu à peu sa liberté au profit du dictat de la rémunération et des avantages en nature. Je ne suis pas contre, le monde avance
ainsi et mon agence aussi. Ce que je veux dire puisque je reste encore libre et que je ne tire aucun revenu de mes activités de blogueuse, c'est que les nouveaux médias n'ont pas inventé un
nouveau "business model". ILe business des blogs colle parfaitement aux lois régies par la relation client/rédacteur/lecteur, tout comme la presse papier, promise à une fin
"incertaine"... Vivons dans l'instant, pourvu qu'il soit profitable...
Derrière la frivolité et le papier glacé des magazines féminins, se cache un véritable pouvoir d’influence… Explications de Vincent Soulier, ex-directeur marketing du Groupe Marie Claire qui
est interviewé par Newzy sur ce pouvoir convoité.
Vincent Soulier, ancien directeur marketing du Groupe Marie Claire et auteur de "Presse Féminine, la puissance frivole" démontre comment la
presse féminine nous fait passer du magazine au magasin.
"Derrière cette apparente légèreté, se cache un véritable pouvoir… Un pouvoir qui conduit
directement près des deux tiers des lectrices du magazine aux caisses des magasins, sans même passer par la case conseils de la vendeuse (1). On comprend dès lors pourquoi les annonceurs s’y
bousculent et versent plus d’1,5 milliards d’euros de recettes publicitaires !" indique larédaction de Newzy.
Un livre à lire et à offrir à nos clients dans le cadre de nos prochains appel d'offres en RP !
(1) Enquête TNS Sofres présentée au printemps 2006 par Dominique Lévy lors de la semaine de la presse magazine
organisée chaque année par l'APPM (l'Association pour la promotion de la presse magazine)
Le 19 juin dernier,AMI
Sofware, éditeur de logiciels pour l'intelligence de l'entreprise etl'IFOP, cabinet d'études, révélait les résultats d'une étude
commune intitulée "Le Luxe n'est plus ce qu'il était ". Cette étude, réalisée à partir d'un voyage dans l'univers du luxe (200 posts avec le terme luxe ont été analysés) au travers de la
blogosphère démontre que le web s'avère être révélateur de la tension que génère le luxe aujourd'hui, entre désir et exclusion.
3 courants émergent de cette étude :
- un désir du luxe revendiqué et pleinement assumé,
- une exclusion subie de ce luxe par faute de moyen,
- une exclusion choisie et assumée en invoquant des arguments militants ou d'achat malin.
Il me semble que l'émergence du web 2.0 est un enjeu particulièrement sensible pour les marques du luxe qui par définition repose sur un contrôle absolu de leur image et des codes qu'elles
véhiculent. Leur territoire de marque repose essentiellement sur la maîtrise de l'image. Et desormais, ce contrôle s'effrite avec l'arrivée d'e-acteurs qui agissent en emmettant des messages
différents sur les grandes marques du luxe. Une vigilence s'impose sérieusement pour ces dernières. Il ne s'agit pas de succomber au chant des sirènes des bloggeurs influents
! Sur la blogoshère comme ailleurs, une maîtrise de l'image s'impose.
Derniers Commentaires