Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil (www.scconseil.fr). Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique. Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le
monde des RP et du social media management.
Dans unarticle paru le 12 février sur Categorynet, je découvre une agence RP d'un nouveau genre :Think Pink ou les RP discount. 1000 € le forfait. Le positionnement
est clair. Vous n'avez pas les moyens de vous offrir un conseil et une stratégie RP ? Faites donc quand même des RP sans le conseil et sans la stratégie. Les RP Quick and Dirty... avec la
conception d'un message et l'envoi... ah oui, et aussi l'identification des articles sur une période de 3 mois. Et le tout, proposé par des pros. Difficile d'imaginer qu'une véritable réflexion
sera menée sur les messages et les cibles. Ici, l'attachée de presse se transforme en boîte au lettre "html" (pour l'angle 2.0.). Quand on sait que le vrai travail ne consiste pas à envoyer des
e-mails mais bien de prendre en considération le client, son message et le journaliste, ses préoccupations (qui sont avant tout celles de ses lecteurs) et de tenter de trouver le meilleur moyen
de les faire se rejoindre... Certe, la crise nous pousse dans nos retranchements, cependant, doit-on aller vers le zero conseil alors que notre valeur ajoutée ne se justifie que par le
conseil...justement ! Les RP et les RP 2.0. encore davantage sont en prise directe avec l'image de l'entreprise et de ses produits. Les médias, les bloggeurs, peuvent très vite influer sur
celle-ci. Quand on voit que Total a consulté 3 agences pour annoncer ses résultats presques indéscents pour une période de crise, on comprend qu'il est essentiel de maîtriser son image, et donc
ses RP.
Ce que j'en retiens...Think out of the box.
Dans
un billet tout frais de ce matin, Ouriel Ohayon fait part de son agecement sur les techniques de
communication des agences et des entreprises à l'encotre des bloggeurs. Comme je le rejoins, comme je suis de son avis. Nous sommes dans une phase critique où nos pratiques doivent évoluer avec
les médias du web 2.0… On ne peut pas appliquer nos stratégies RP traditionnelles à la relation avec les bloggeurs d’influence. Et c’est là que se situe le débat à mon sens. Tou n’est que remise
en cause, créativité et compréhension de ce nouveau monde de la prise de parole/position on line. Comme les e-mailings totalement impersonnels, il n’y a pas d’intérêt à proposer des embargos à
des medias qui joeunt sur l’instanné. Non, il faut vraiment reconsidérer la question.
Pas
un appel ou une conversation qui ne débute sur cette question d'ordre structurelle pour les uns, conjoncturelle pour les autres : "Comment vivez-vous la crise ? ". Dans les médias, dans
les entreprises, tous cultivent le jeu du "double discours" : la situation 2009 sera ISO 2008. Pas d'investissements freiné outre mesure, ni dans les médias, ni dans
l'équipement, ni dans les services. La crise serait-elle d'ordre virtuel ou strictement financière ? Est-ce une façon de souhaiter qu'elle ne nous atteindra pas ? Est-ce que le
positivisme et la créativité nous permettront de passer outre ?
En témoigne l'article de Maurice Levy dans la Tribune de ce jour : " A l'échelle mondiale, je sens un marché au mieux à zéro (ISO) et probalement légèrement négatif". Une toute petite
crise donc, à en croire l'expert. Son analyse du marché français ne change pas de celles faites avant la crise. La presse traditionnelle souffrira, l'afichage évolue vers plus de technologie
et le digital est en plein essor. Quoi de neuf Doc ?
Ce qu'il faudra probablement tirer de cette crise, c'est que la surenchère sur les profits va devoir prendre fin, pour revenir à des considérations plus réalistes et plus seines. Mais j'ai peine
à croire que le discours de la crise qui est là mais qui ne nous affectera pas s'avèrera réel dans les prochains mois. Reste à retrousser nos manches et à nous tenir prêts avec des plans de
gestion de crise clairement définis pour une efficacité "epprouvée".
Je salue ce matin le post de Nicolas
Vanbremeersch, alias Versac àconsulter ici. Une analyse fine et subtile du choc des médiacultures ! La course vers le communautaire et l'internet pour les médias traditionnels et celle vers
l'audimat pour les bloggeurs...
2 mondes aux logiques inversées qui tentent de converger alors que leur force est de se nourrir de leurs particularités.
Je suis d'accord avec l'auteur du post et je crois aussi vraiment que le blogging doit "rester un truc de petites choses" comme il dit, "de communautés relativement homogènes, où l’auteur est
présent et s’adresse à un public réduit". S'exprimer sur des sujets pointus avec une micro-communauté a du bon, c'est certain, sans considéraiton d'argent ou de culture de l'audimat.
A méditer.
Courtisane ou courtisée... Blogueuse avant tout je suis mais
il reste une enigme à tirer au clair, celle de découvrir ce qui, aujourd'hui, se cache derrière un terme qui paraît bien galvaudé. Comme l'indiqueWikipedia, bien que la plupart des
blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilisent à des fins d'auto-représentation, et la plupart se forment autour des affects et des idées
propres à leur(s) auteur(s). C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenées à fustiger l'égocentrisme des blogs. Mais au delà de l'égocentrisme, le blog et son
auteur capitalisent sur la liberté. Liberté d'expression, indépendance, qui sont la source du crédit, de la caution qu'on apporte aux billets publiés. En est-il toujours ainsi ?
Dicté par le souci d'influence (voir l'article de Frédéric Cavazza), le bloggeur se laisse emporter par le chant des
sirènes (ici les marques, les agences de buzz viral aussi) et perd peu à peu sa liberté au profit du dictat de la rémunération et des avantages en nature. Je ne suis pas contre, le monde avance
ainsi et mon agence aussi. Ce que je veux dire puisque je reste encore libre et que je ne tire aucun revenu de mes activités de blogueuse, c'est que les nouveaux médias n'ont pas inventé un
nouveau "business model". ILe business des blogs colle parfaitement aux lois régies par la relation client/rédacteur/lecteur, tout comme la presse papier, promise à une fin
"incertaine"... Vivons dans l'instant, pourvu qu'il soit profitable...
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