Edito

Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil (www.scconseil.fr). Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique. Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le monde des RP et du social media management.

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  • : Le blog des relations presse
  • : communication medias buzz media rp Marketing
  • : blog sur les relations presse, les nouveaux médias, la communication, le buzz on line...

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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 11:49

Rapport journalistes/entreprises/ONG

pas évident pour les médias de gérer le rapport avec les entreprises et les ONG. Les journalistes considèrent les entreprises comme un maillon essentiel du développement durable mais il n’est pas évident de se positionner face à l’ambiguïté de leurs intérêts. Les ONG et les associations quant à elles n’occupent pas vraiment le devant de la scène médiatique, et ne sont pas toujours associés aux grands sujets du développement durable. Ceci dit, il faut bien l'avouer, le développement durable est abondamment traité dans la presse, même si encore aujourd’hui, l’environnement est le thème largement dominant tandis que le social arrive un peu plus loin derrière.

 

Information vs communication : quelle crédibilité ?

Il n’est pas évident pour un journaliste de préparer un sujet sur le développement durable (voir l’article ONG-Entreprises : le choc des valeurs) Il faut s’assurer à la fois d’une vision équilibrée, de démontrer des faits par des images ou des témoignages, des chiffres des données scientifiques et croiser les sources en consultant un maximum de parties prenantes, celles-ci étant bien souvent animées par des débats passionnés !

Il semblerait par ailleurs que les consommateurs font plus confiance aux associations, ONG voir à Internet… qu’aux médias traditionnels pour s’informer notamment dans l’univers du développement durable comme cela a été mis en exergue lors des dernières Assises nationale du développement Durable à Lyon les 19 – 20 et 21 janvier 2009.

Car du côté du consommateur toujours, le développement durable est souvent encore perçu comme le sujet « tarte à la crème », d’autant plus aujourd’hui avec le martellement médiatique auquel nous sommes tous sujets.

Comment donc parler de développement durable au sens large : environnement, social, économie en conservant l’intérêt du lecteur/auditeur/téléspectateur ? C’est l’enjeu des rédactions qui veulent faire du développement durable une constante d’information, une thématique de sensibilisation, un terrain d’expression libre et honnête.

Et à l’évidence, tout l’art de faire du journaliste est de savoir transformer de la communication (entreprises, ONG, experts…) en information.

Pour apporter une vision positive au débat, et comme le mentionnait à juste titre Nathalie Kosciusko Morizet lors de l’ouverture du Colloque Gulli « La responsabilité des médias en matière de développement durable » en janvier 2009, « C’est une victoire du Grenelle de l’environnement et des journalistes d’avoir réussi à faire du développement durable un sujet majeur dans les médias » et en soulignant « Il y a une alchimie, entre action scientifique et opinion publique, qui passe par les médias et qui fait que l’on passe à l’action ».

 

Former les journalistes : vaste débat ?

Dans les média, le développement durable bénéficie d’une forte exposition : plus un journal télévisé sans qu’un sujet lié au développement durable ne soit présenté, plus un quotidien sans rubrique développement durable... Tout repose donc non pas dans l’information (elle existe bel et bien !) mais dans son traitement. L’indépendance du journaliste est plus que jamais un sujet de préoccupation.

Faut-il former les journalistes à l’information sur le développement durable, à l’instar du plan de formation interne proposé par France Télévision à ses équipes ?

Walter Bouvais, le pionnier du média vert répondait lors des Atliers de la Terre (en 2007 soit !) à cette question en concédant qu’aucun journaliste n’a la capacité de maîtriser tous les sujets. Il faut finalement réapprendre à lire et écrire le monde d’un point de vue différent, avec des approches plus ou moins spécialisées dans les rédactions, tout en décloisonnant les thèmes.

Mais d’autres s’accordent à dire que, dans une vision plus durable sans doute, plutôt que d’envisager une sensibilisation ciblée des journalistes au développement durable, il serait plus pertinent d’incorporer l’approche développement durable dans l’ensemble du système d’enseignement.

 

Une conclusion ?

De toute façon, « Il est trop tard pour être pessimiste », a décrété Yann-Arthus Bertrand, alors agissons !

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 12:07

Breve34230-0.jpgLes marques hésitent à consacrer des moyens à la gestion de leurs relations avec les consommateurs sur Internet.

 

Comme l’indiquait récemment dans Stratégies (n° 1597) Emmanuel Vivier, co-fondateur et président de Vanksen : « Les marques sont globalement asociales. Elles continuent de privilégier l’approche publicitaire car leurs supports clients actuels ne sont pas adaptés à gérer des conversations en ligne qui supposent des porte-parole identifiés » ;

 

Faire du relationnel avec ses publics on-line, c’est s’engager dans une véritable démarche de dialogue afin de maintenir le lien consommateur/marque. Ce n’est pas une mince affaire. Et les marques vont devoir l’intégrer vite et bien !

 

Deux grands types de choix se présentent aux entreprises : confier ce volet à leur agence de com ou internaliser la mission.

Dans le premier cas, les marques ont tendance à s’inscrire dans une approche qui vise à rechercher la performance des campagnes, en invitant leur leur agence à allouer l’essentiel de leurs budgets com/CRM à des actions traditionnelles de communication (campagnes pub, mailings...).

Et s’il reste un peu de budget ? Eh bien, mettons-le dans la création ou l’animation de dialogues avec les consommateurs ! Autant dire les moyens sont alors très loin des enjeux qui émanent des nouveaux modes de relations qui s’installent désormais entre les consommateurs et leurs marques. Et faute de moyens, pas facile d’instaurer une vraie politique de dialogue avec des actions mais aussi des animateurs et des porte-parole clairement identifiés...

 

Dans le second cas - encore anecdotique en 2010 alors qu’Internet est reconnu comme le média le plus influent – cf deuxième édition de l'Indice d'Influence Numérique de Fleishman-Hillard/Harris Interactive – les marques nomment des community managers ou des responsables marketing digital, qui ont pour principale mission de s’assurer d’un bon relai de leur campagne de com 360° sur le web et les réseaux sociaux. De la com certes, mais la conversation n’est pas tout à fait établie… Il est temps de synchroniser les éhanges entre marques et publics on-line !

 

Si j’use d’une allégorie pour mieux qualifier le phénomène, je dirai que cette manière d’agir des marques s’apparente à une rencontre entre deux inconnus lors d’une soirée chez un ami commun. Le premier accoste le second qu’il souhaite séduire en lui vantant toutes ses qualités et ses derniers exploits en date sans même tenter de s’intéresser à l’autre, sans même lui laisser l’occasion d’échanger.

Alors, annonceurs, quand songerez-vous à troquer vos gros sabots contre une paire de Havaianas ?

 

Par sandrine charpentier - Publié dans : Buzz news
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 08:11

images-copie-2.jpgC'est le métier TENDANCE du moment.

Il n'est pas un jour sans que nos supports spécialisés  (papier, web) ou les communautés on-line dédiées à la com n'y fassent allusion.

Le Community Manager, le nouvel Homme de la situation.

Ca y est !!! On cherchait un moyen de faire face à ce tsunami que représente le web et les nouveau e-lieux d'influence qui nous déroutaient. Le Community manager est arrivé. C'est sûr, il va nous permettre de reprendre la main, de re-contrôler une situation qui, il faut l'avouer, échappait à presque tous nos "gardes fous".
Ouf… Nous allons désormais pouvoir clamer haut et fort que nous, professionnels de la com, on va aussi parfaitement maîtriser les forums, la blogosphère, les réseaux sociaux. Enfin tout quoi !

Comment ? Rien de plus simple : nous avons un Community Manager !
Alors, cher client, convaincu ?

Quand sur le papier (ou plutôt sur le net car l'expression devient galvaudée en vérité...), "ça le fait" - dixit un community manager qui ne jure que par la syntaxe revisitée par le tchat – dans les faits, c’est moins sûr. Surtout quand ce fameux community manager est présenté comme celui qui va gérer votre e-reputation, contrôler vos discours sur le net, faire en sorte d’améliorer votre référencement naturel et étouffer les débuts de crise on-line en usant de subterfuges dont lui seul a le secret.


Quelle place pour le Community manager ?
Si la mission du Community Manager (bien décrite d’ailleurs dans ce billet Philippe Gérard : cliquez ici) est bien d’être à l’écoute du web et de tenter de déceler les alertes des populations influentes du web, il est peu probable qu’il puisse régner en tout puissant sur le web. Car rappelons-le, le principe du web est que chacun puisse s’exprimer et le faire LIBREMENT. Et même si la pub commence à envahir aussi les blogs, les communautés, il n’est pas encore arrivé le temps où un bloggeur ne pourra pas s’ériger contre une marque, ou un consommateur ne hurlera pas son mécontentement sur un forum et où un groupe Facebook uni « pour supprimer les MacDo en France parce que c’est dégueu» sera interdit…
Il faudra compter avec lui à l’avenir c’est sûr mais il ne revêtira pas le costume de gendarme qu’on veut bien lui faire porter. Tout comme l’attaché de presse en son temps, le Community Manager est un nouvel intermédiaire entre ceux qui font l’e-actualité et ceux qui la relatent, d’une façon ou d’une autre.

Le Community Manager en agence de relations presse
Le Community Manager est partout. Dans les entreprises qui ont anticipé l’enjeu de la communication on-line, dans les agences 360° (ou 400 ° !), dans les web agencies et tout naturellement, dans les agences RP. Ca fait beaucoup me direz-vous, surtout si vous vous placez du côté du client qui se demande à qui il va pouvoir confier son Community Mangement. Eh oui, parce qu’avec ces nouveaux enjeux de la communication on-line, un nouveau business est né. Il ne faut pas se leurrer, celui qui ne s’adaptera pas peu signer son arrêt de mort. Alors, en toute logique, tout ce beau monde s’y met. Avec plus ou moins de professionnalisme (il faut dire qu’on en est aux balbutiements) et avec plus ou moins de moyens. Je n’ai pas de réponse idéale pour nos clients. Seule l’approche est différente. Le community manager en agence de com est associé à la pub, celui qui sévit dans les web agencies est intimement lié à la tactique web (vers un nouveau display ?) et celui qui opère dans les agences RP s’assimile davantage à un professionnel de la relation avec les nouveaux médias comme l’attaché de presse est un professionnel de la relation avec les médias traditionnels. 

 

Finalement on peut s’interroger sur la nécessité de voire naître des agences de community management qui regrouperait tous ces community managers dans un seul et même espace. Une solution ? Peut-être…Peut-être pas…

 

 

 

 

 

 

 

 

Par sandrine charpentier - Publié dans : Communication
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 13:54

La polémique du « low cost » dans les RP reprend de plus belle avec l’annonce ce matin de la création par l’agence Précision d’un département low cost.

« Low cost », qu’est-ce que c'est déjà ?

2 références intéressantes pour le définir :

Celle de L’ENCYCLOPEDIE DU MARKETING de Jean-Marc LEHU tout d’abord : Expression anglo-saxonne utilisée pour désigner une entreprise qui pratique des prix très bas, grâce à la conduite d’une politique rigoureuse de coûts très bas, une planification de l’activité le plus longtemps possible à l’avance et une automatisation maximum (ou une suppression) des prestations habituellement assurées par des employés. L’expression a été médiatisée avec des compagnies aériennes qui, réduisant la prestation de service au minimum, ont commencé à proposer des vols à prix « cassés » par rapport à ceux offerts par les compagnies traditionnelles. Mais l’expression peut être utilisée pour d’autres secteurs d’activité pour lesquelles certaines entreprises procéderaient de la même manière.

Celle du célèbrissime « PUBLICITOR » : Stratégie d’entreprise visant à réduire l’offre à l’essentiel des qualités attendues par le client en contrepartie d’un prix très bas. Le low cost n’est pas assimilable au bas de gamme où la qualité substantielle peut être mise à mal.Faut-il donc y voir une baisse de qualité quand dans les RP on propose d’offrir des prestations Low costs ? La crise justifie-t-elle le low cost à tout va ? Je peux le comprendre. D’abord parce que le superflue n’est plus à la noce en ces périodes de restrictions budgétaires. Et ensuite parce que les entreprises ont besoin de consommer plus intelligemment. Mais je ne peux pas le cautionner dans les RP. D’abord parce que les relations presse, c’est avant tout du service. Et comment rendre un bon service à bas coût ? Quelle est la formidable equiation que les grands noms des RP n’ont pas encore su trouver alors que d’autres, visiblement, tiennent les ingrédients miracles ? Les relations presse, c’est avant tout un travail d’experts, qui chaque jour, définissent des messages, qualifient des fichiers presse, appellent des journalistes, organisent des entretiens ,des interviews… Et comment réduire des prix qui sont liés à de la matière grise si ce n’est à réduire la matière grise en elle-même ? Propose-t-on des cerveaux bas couts ? Offrons-nous des attachées de presse domiciliées à l’Ile Maurice ? Confins-nous la mise ne place d’une recommandation stratégique à un stagiaire en bac + 2 communication ? Contentons-nous d’envoyer des communiqués sans rencontrer ou appeler les journalistes ?

Si l’on reprend un peu de hauteur dans ce discours du RP low cost, il est important de souligner que les relations presse sont un travail de longue haleine, qu’il nécessite des heures, des jours de travail dans l’ombre pour obtenir des résultats, pas toujours évidents à décrocher parce que rappelons-le, les relations presse sont un moyen low cost par définition de promouvoir les actualités d’une marque (combien faut-il investir pour un plan média d’une puissance acceptable sur 3 mois afin de lancer une nouvelle gamme de parfums bio, pour quel GRP ?).

Difficile pour nous je l’avoue, de rassurer un prospect quand on lui indique que nous avons une obligation de moyens mais pas de résultats car, contrairement au médecin, lui a le choix entre plusieurs spécialistes pour traiter son cas. Alors la concurrence n’est pas entre les agences qui font du low cost ou du haut de gamme, mais elle est belle et bien entre les RP et le reste de la com. Ca les agences globales l’ont bien compris, et elles se lancent aujourd'hui à corps perdu dans les RP. Un relai d’avenir pour les budgets com enc crise alors, les RP ?

Par sandrine charpentier
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 15:01

images-copie-1.jpgQuelle notation pour la Grèce,l'Espagne, l'italie, la France ? A quel taux les autres pays vont-ils nous prêter ? Tout cela dépendra de la capacité des gouvertements et des hommes politiques à communiquer. Communiquer pour rassurer, rassurer pour une notation qui permettra  aux états européens de rester dans la course (voir la chronique de Dominique Thiebaut - sur Challenges.fr). A tous ceux qui disent que la communication est du vent, je réponds avec l'exemple d'aujourd'hui que la communication c'est de l'argent. Beaucoup d'argent. Et c'est aussi l'avenir des Etats sur lesquels à cette heure, pèse l'épée de Damocles. Pas étonnant alors que nos chefs d'états se démènent à coups d'annonces et de colère pour redresser la barre, ou tout du moins, tenir le cap (voir article de La Tribune). Nous revoilà dans l'utilisation d'une communication accusatrice envers les méchants marchés financiers contre lesquels il est temps de reprendre le pouvoir. Et comment le reprendre si ce n'est pas la communication ? Rassurer les marchés, c'est stabiliser les taux...

Un autre exemple de communication toute puissante, celui de BP veut dépolluer son image à coup de grandes campagnes de RP et de communication "de proximité" (voire article paru dans le Monde et signé Corine Lesnes). BP est partout, sur tous les fronts, bouge, parle, promet "Nous sommes responsable, il faut payer". Waouh, BP se place presque comme le sauveur (ont-ils recruté Will Smith ?). De quoi faire oublier que même si les hommes pardonnent, la nature elle ne pardonnera pas. Alors si après tout ça, on maintient que la com c'est du vent... Je veux bien changer de métier !

Par sandrine charpentier - Publié dans : Communication
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