Edito

Voici le blog personnel de Sandrine Charpentier, directrice de l'agence SC Conseil. Ce blog est engagé donc loin de se vouloir objectif ou journalistique. Il est le reflet de mon quotidien baigné dans (ou déformé par) le monde des RP.

Présentation

Catégories

Bibliographie

Communautés

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Actualités

Mardi 27 mai 2008

Dans les entreprises, le concept de "bureau nomade" émerge, bien plus d'ailleurs que celui du télétravail qui reste quant à lui désespéremment freinée par le besoin du manager de garder un oeil sur ses troupes. Le concept de "l'homo mobilis", succèdant à l'ère de "l'homo sapiens", influe inexorablement sur le monde du travail, avec des habitudes nomades qui tendent à s'imposer. L'étude récente de The Economist souligne bien la mutation à laquelle nous sommes en train d'assister en raison des communications mobiles (voir aussi l'analyse d’Hubert Guillaud sur InternetActu).  La généralisation des moyens de communication tels que l'informatique, le haut débit, le téléphone mobile, crée les conditions pour le travail à distance de manière occasionnelle ou permanente. Dans certains grands groupes précurseurs, le bureau nomade est un mode de travail déjà bien installé même si réservé pour le moment à certaines professions. Les commeciaux, les fonctions de support avant et après ventes se partagent ainsi un bureau de passage avec l'essentiel des informations utiles à l'entreprise désormais concentré sur un ordinateur portable, voire un téléphone mobile. Pour les fonctions encadrantes de back-office (administratif), les journées de travail au domicile ou à l'éxtérieur se font de moins en moins rares. La raison principale évoquée par ces nouveaux cadres dynamiques adeptes du télécocooning : "la chasse aux mètres carrés" qui aboutit à des espaces de travail réduits et une promiscuité avec les équipes du même service assez mal vécues. On travaille partout : dans le train, dans un MacDo, à l'hôtel, dans un café, pourvu qu'on puisse accéder à sa méssagerie. On communique partout, sur tout avec tous.

par sandrine charpentier publié dans : Buzz news
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 21 mai 2008

 l'annonce de l'ouverture d'un "e-Bon Marché" (www.treeslbm.com) dédié aux clients selects, d'un nouveau support Prisma Presse Haut de gamme (www.femmes.com), d'un magazine web ultra tendance à l'esprit chic avec un postulat ethique(www.buybuy.com), il fait Bon faire partie de la cible des consommateurs à fort pouvoir d'achat. Voici venue l'heure de dérouler le tapis rouge à cette cible ô combien convoitée désormais. Aimerait-on à nouveau les riches ? C'est vrai qu'à l'heure de la récession économique, il ne reste plus qu'à se tourner vers les CSP + pour tenter de tirer son épingle du jeu. Parce que ce sont eux qui consomment, sans culpabilité, sans complexes. Et le haut de gamme, l'unique, fait recette. Même le magazine ELLE dans ses conseils avisés pour s'habiller tendance à moindre prix nous conseille d'allier tenues H&M et paires de Louboutin... Le temps est aux extrêmes : Ultra bas de gamme et accessoires haute couture. C'est ainsi qu'on créé l'illusion de nos jours.

par sandrine charpentier publié dans : Décalé
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 mai 2008

Pour convaincre les françaises de dépenser en moyenne près de 165 euros de produits de beauté par an, Chanel, Dior, Clarins ou l’Oréal s’appuient beaucoup sur des titres comme Marie Claire, le Figaro Madame, Elle, … mais quel rôle joue exactement la presse féminine dans la promotion des produits cosmétiques ? Les investissements publicitaires des marques influencent-ils la ligne éditoriale de ces journaux ? Comment s’organisent les rapports entre publicité et rédactionnel ?

C’est une enquête que l’équipe du magazine « Faites passer l’info » - diffusé sur Canal + -  a mené dans les coulisses des pages « beauté » des magazines féminins. Et alors ! La profession RP ne dit mot. Les journalistes non plus. Consentent-ils pour autant ?
J’ose pour ma part m’exprimer, tout du moins, rompre le silence autour de cette présentation d’une des faces cachées de la relation marques/attachés de presse/journalistes.
Soit, il y a eu les grandes dérives des années 80-90, année fastes pour la publicité et les RP qui ont terni d'ailleurs le rôle de l'attachée de presse reléguée au rang des "bouboules paillettes". Et puis, côté RP, côté marques aussi, la profession s’est assagie. Il existe encore cette pression très forte des marques sur la publicité et donc aussi sur le rédactionnel (pages shoppings je précise) mais je crois qu’il existe aussi une collaboration intelligente des agences qui font le tampon entre les marques portées par le marketing à tout prix et les journalistes qui veulent de l'information avant tout. Et les attachées de presse "nouvelle génération" en ont parfaitement conscience. Il est certes plus simple de coordonner les RP d’un leader de la beauté que d’une petite marque qui ne bénéficie pas d’un plan média musclé dans le Top 5 de la presse féminine. Mais il n’est pas systématique de se laisser porter par les travers de la profession. Il n’y a pas de fatalité. Dans un sens il faut se battre pour instiguer un tant soit peu de déontologie entre la grande marque et les journalistes en visant "l’efficace" plutôt que le "fasteux". De l’autre, il faut user de stratagèmes innovants, surprenants, intéressants pour tenter d'attirer le regard des journalistes sur notre actualité. Il faut construire une relation, basée sur l'information juste et attractive. Parce que la presse féminine repose sur la séduction, il reste essentiel d'en jouer mais dans les limites de l'informatif. C'est à l'attachée de presse de faire du discours marketing un discours informatif, tout en conservant cette notion de "séduction" du journaliste si elle veut s'assurer la publication d'un article sur son produit.
Pour visionner les passages forts du reportage : cliquez ici

par sandrine charpentier
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 mai 2008

Que dire des blogs de salariés comme outil de management ? C'est le thème auquel se consacre la "fresh and fresh start up" mouvement.com sur le dernier billet de son blog. De quoi faire rêver. L'idée est simple et applicable en quelques clics bien maîtrisés. Il s'agirait de proposer à chaque salarié d'une entreprise Lambda d'ouvrir un blog à partir d'une ligne éditoriale très souple visant à laisser chacun blogger ce qu’il veut, pourvu que ça ait un lien avec soit son activité dans l’entreprise, soit des domaines en lien avec l’activité de celle ci (concurrence, marché, produits, innovation, veille….). Une véritable mine d'informations, accessible par l'ensemble des salariés ! Reste à gérer le traitement des informations en ligne, afin d'identifier les éléments qui peuvent apporter une plus value à l'entreprise et aux salariés dans leur travail quotidien. Une boîte à idées version web 2.0 avec une part de valorisation plus grande pour l'employé et un gain  d'image non négligeable pour l'entreprise qui se trouve ainsi perçue comme soucieuse de la vision et des idées de ses collaborateurs. Il ne m'étonnerait guère que Google ait déjà mis en application cette démarche "fructuo-collaborative" !

par sandrine charpentier publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 avril 2008

Au quotidien, les métiers du service - et les relations presse plus spécifiquement encore - sont confrontés à la problématique de la "juste gestion de leur prestations", très fortement liée à la qualité du "service rendu" justement ! "Service rendu" au journaliste, "service rendu" au client. La difficulté réside dans le fait de savoir où placer le curseur de ce "service rendu". Quand savoir rendre service dans une relations contractuelle qui liste tout un ensemble de prestations le plus souvent forfétaires qui impliquent des services annexes intimement liés non inclus au forfait ? Quand savoir aussi deviser des services rendus, hors forfait ? Le sens du service, dans l'univers des relations presse, est une donnée fortement variable et nous n'avons pas encore derrière les logiciels qui vont permettre d'interpréter automatique cette notion de service. Alors au quotidien, ce sont nos cerveaux qui gèrent cette donnée variable, avec plus ou moins d'affect, plus ou moins de conscience, plus ou moins du sens du service ! Le manager de l'agence est là pour insuffler un style, prôner une notion de sens du service, pour montrer la voie, mais dans la gestion d'un budget au quotidien, difficile d'avoir toujours le dicernement nécessaire pour distinguer le service rendu gratuitement du service rendu sur devis ! D'autant plus qu'avec une notion de forfait "all included" le client ne perçoit pas toujours la subtilité du devis à la demande pour un petit service... souvent chronophage pour l'agence lorsqu'il s'agit au final d'additionner tous les petits "services rendus." L'art du devis additionnel est, il faut l'avouer, assez mal perçu dans le camp des clients qui se considèrent souvent comme les "vaches à traire" de leur agence. C'est certainement lié à une grande différence de culture entre le monde de l'entreprise ou le responsable est missionné pour un périmètre d'activités ou quelque soit la charge de travail et les missions confiées, il conserve la même enveloppe de rémuération en fin de mois et l'agence où les missions effectuées par les équipes sont directement liées à la prestation facturée.
Avoir le sens du service, lorsque l'on se présente comme prestataire de service, cela va de soit. Avoir le sens du service payant, c'est un peu moins évident, bizarr
ement...

par sandrine charpentier publié dans : Relations Presse
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus