Parfois, il m'arrive de travailler avec des attachées de presse qui ont suivi bon nombre de formations, qui ont tout vu, tout connu, bref, qui maîtrisent parfaitement le « métier
d'attachée de presse ». Mais étonnamment, il ne s’agit pas vraiment de celui que je pratique et que j’estime. Le métier d’attachée de presse que je respecte, c'est celui qui respecte le
journaliste, qui l'accompagne dans son travail d'investigation. Celui qui consiste à donner des informations qui lui permettront de mener son enquête, de juger de l'intérêt et de la pertinence
pour ses lecteurs de l’information transmise par l’attachée de presse. Ce métier là est loin de la pratique du copier/coller, celle (terrible) qui consiste à mettre un petit résumé en fin de
communiqué pour que le journaliste puisse le reprendre tel que, en usant de cette merveilleuse pratique du copier/coller (Ctrl C/Crtlv, c’est encore plus simple!). Quelle estime pour les
journalistes… Il faut leur faciliter le travail, soit, mais c’est accorder peu de considération à leur capacité de mener eux-mêmes leur propre réflexion ! Je crois que le vrai malaise
est là : il faut que les attachées de presse arrêtent de vouloir se substituer aux journalistes. Notre rôle consiste à aider les journalistes à accéder à l’information qu’ils recherchent,
non à leur tenir la plume (plus exactement la souris). Difficile de travailler dans l’ombre, je l’avoue, mais il tient à chacun de tenter sa chance dans le monde prestigieux de la
presse.|
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Je n'ai jamais fait le petit résumé de fin de communiqué mais il faut dire que certains journalistes ne font vraiement pas d'effort et entachent cette belle profession.
Hi Nic, heureuse de me sentir moins seule devant l'art du copier/coller qui est maintenant prôné par les spécialistes des RP lors de formations de renom ! Comment lutter ? Je ne vois qu'une solution : inviter nos journalistes à se liguer contre l'art de les prendre pour des cerveaux vides de contenus... et "copier/collables" à souhait.