Le numéro de
Stratégies daté du 22 octobre consacrait sa une au développement durable en titrant "La fin du jetable". Dans son édito spécial DD, François Kermoal, Directeur des rédactions, se fait l'écho
d'une remise en cause par le consommateur de l'hyper consommation. Comme le démontre l'étude Publicité et Sociétés commandée par Australie à l'institut TNS Sofres, l'envie d'acheter est en chute
libre et ce n'est pas qu'un phénomène lié à la baisse du pouvoir d'achat puisque que parmi les 43% des français qui n'ont à proprement dit pas envie d'acheter, on retrouve une majorité de cadres
aux revenus confortables, majoritairement diplômés.
La crise finanicère certes, fait s'interroger chacun sur l'avenir incertain qui nous attend, pour mieux anticiper les crises successives de demain, qui seront tantôt économiques, tantôt
sociétales, tantôt environnementales ou encore personnelles, comme le soulève Jacques Attali dans son dernier essai "Survivre aux crises". Dans ce numéro de Stratégie bien en phase avec les
préoccupations nombreuses qui visent les ateurs de la communication, on découvre des dossiers plutôt bien documentés, des interviews porteuses de sens, personnellement, je l'ai parcouru avec
beaucoup d'intérêt.
Cependant, je constate que le grand absent de ce numéro, parent pauvre de la comunication, est une nouvelle fois les relations presse. J'ai pourtant du mal à croire que rien ne se passe dans
ce secteur en matière de démarche durable car aujourd'hui peut-être encore plus qu'hier, les RP sont en mesure d'apporter beaucoup aux entreprises, aux institutions, aux individus publics. Les RP
peuvent en effet aider ces derniers à revoir profondément leurs process, leurs messages auprès des publics influents qui de surcroit sont de plus en plus variés, de plus en plus nombreux, de plus
en plus difficiles à appréhender. Les agences qui ont entrepris une vraie réflexion sur le sujet du développement durable sont en mesure de proposer de nouvelles approches, tout comme les agences
globales de communication, en s'entourant d'experts, en s'appuyant sur des méthodologies inspirées de standards et de normes tels que le Bristish Standard 8901, la norme
ISO 14001 qui comprend un volet sur la communication, et bientôt le label RSE issu de l'ISO 26000.
Il en va de la réputation des marques et des entreprises, aujourd'hui plus que jamais attendues sur le sujet d'une communication cohérente en matière de RSE. Et en l'occurence, qui, sinon
les agences de RP, qui sont de plus en plus aménées à gerer la relation avec les publics influents de ses clients, se situe plus au coeur d'une démarche de comunication durable ?
Visiblement, ce rôle qui nous est alloué à nous, agences de RP, n'est pas encore bien intégré par les acteurs visibles du marché. Il est vrai que nos missions nous amènent à travailler plutôt en
sous-marin, avec toute la discrétion nécessaire. Ceci dit, cette discrétion ne doit pas pour autant nous desservir. C'est pourquoi il est temps de faire-savoir à la profession "communication" que
les agences de RP, et je suis convaincue que cette démarche est largement partagée, mènent une réelle reflexion pour accompagner leurs clients dans une communication qui elle aussi
s'éloigne de l'hyper communication pour aller vers plus de valeurs et plus de sens.
J’ai voulu écrire un récit érotique onirique. Et cela a pris la forme d’un long poème comme une bouffée délirante, un poème éternel tragicomique, avec des images sonores comme un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.
On croit s’éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve, c’est un rêve de réveil. La réalité glisse inexorablement... paysages hallucinés de la jouissance dans ses débordements, ses accumulations de formes, ses intrications fantasmatiques de perversion et d’amour, de grossièreté et d’illumination, "joailleries d’insanités", "obscénités absconses"...
La brume des allitérations flotte au dessus de l’abject, l’objet "a" du désir dans sa régression la plus lointaine, excrémentielle... On m’a fait remarquer que lorsqu’on entend "maelström", qui signifie tourbillon, on entend presque «maestro» qui signifie chef d’orchestre, je ne l’ai pas fait exprès...
Peut-être parce que ça parle du corps en rêve (et du corps du rêve) et que ça parle au corps par la musicalité du poème, des mots tourbillonnants comme une transe, comme une danse des signifiants. Cette musicalité serait alors le ciment du récit qui ne semble se construire que pour mieux se disloquer, digresser à l’infini dans un pullulement orgiaque hallucinatoire.
Catherine Gil Alcala
http://www.lamaisonbrulee.fr/?agenda
http://www.lamaisonbrulee.fr/Doc/DP_maelstrom_print.pdf
Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, m° Châtelet, Paris.
Les mardis et mercredis à 21h45, du 2 mars au 26 mai 2010 (durée: 1h15).
Tarif plein : 16 € / Tarifs réduits : 10 € - 13 €
Tél. réservations : 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)