Le storytelling
(pour une défintion Wikipedia, c’est
ici) est plus que jamais l’une des recettes miracle qui permet de mobiliser les communautés on-line et les
influenceurs d’une marque. Le stroytelling, c’est en quelques mots l’art de raconter des histoires, d’imaginer des scénarios autour d’une marque. Cette technique a pour but d’engager
émotionnellement les internautes afin de créer une empathie autour d’une marque ou d’une cause et les inciter à adopter de nouveaux modes de comportements ou d’engagements.
L’influence passe aujourd’hui énormément par le storytelling qui connait une ampleur démultipliée avec le développement des réseaux sociaux.
C’est valable en politique, avec l’exemple particulièrement parlant de l’affaire DSK, une histoire plus incroyable que celle que l’on aurait pu inventer dans le cadre d’une série fiction à l’américaine, storytelling qui a d’ailleurs débuté par un TWEET. C’est aussi valable pour les marques avec des campagnes qui ont récemment fait le tour du monde.
Dernière action de storytelling plutôt réussi, celle de Perrier avec son Club Perrier (les détails ici) et sa campagne 100% communautaire qui nous invite à visionner des épisodes sur You tube et à déployer une viralité autour du concept pour découvrir la suite du dispositif viral.
Il y a aussi ce bad Buzz de Domino’s Pizza US, que tout le Monde connait (si vous avez loupé un ou plusieurs épisodes, c’est ici) où la réponse de Dominos’ Pizza, en 2 temps, a été un bel exemple de campagne basée sur du storytelling .Celle-ci comprenait une dizaine d’épisodes et un concept décliné sur les réseaux sociaux, avec un scénario basé sur la création de la meilleure pizza du monde. Résultat, le bad buzz s’est vite transformé en atout pour la marque de pizzas, grâce à des personnages attachants et un dispositif impliquant fortement les internautes.
Le storytelling n’est pas un phénomène récent, il existe depuis toujours dans nos sociétés. Il a acquis une certaine légitimité en politique en entrant à la Maison Blanche sous la présidence de Clinton aux Etats-Unis sur les conseils de ses consultants, de scénaristes hollywoodiens et de publicitaires (voir l’article de Christian Salmon – le Monde Diplomatique - ici).
Mais aujourd’hui, les contenus pour se divertir ont explosé et les usages aussi ont évolué.
« En 2005 on regardait la télé 13h par semaine et on passait 6 heures sur le web en moyenne. En 2010, on regarde toujours la télé 13h par semaine, mais on passe 14h sur le web par semaine. La télé live ne représente en 2010 que 59 % des usages de télévision (on la regarde également à la demande pour 8 %, sur le mobile pour 12 %, via des DVD pour 12 %…). La jeune génération est multitâche : on estime que les activités cumulées d’un adolescent en 24h (sans compter le sommeil) représentent l’équivalent de 31h d’activité. On regarde la télévision en faisant plein de choses en même temps. L’attention se raréfie. Pour beaucoup, la question de l’attention est donc une question dépassée. L’engagement et la fidélisation sont les nouveaux horizons du marketing, estiment les responsables d’Orange. Et les histoires – le storytelling – demeurent le principal moyen pour conserver l’attention des gens », comme le souligne Hubert Guillaud ici.
Le storytelling est donc largement utilisé dans les dispositifs de campagnes virales, mais il est aussi très présent dans l’univers des Relations Presse où il représente aussi une nouvelle manière de faire adhérer les journalistes à des histoires médiatiques.
Dans ce flot incessant de communications adressées aux journalistes, il faut trouver de nouvelles façons d’émerger du lot. Il n’est donc plus rare de proposer à nos clients des campagnes bâties sous formes d’épisodes, basées sur des dispositifs de storytelling, afin de raconter une histoire, et d’ajouter un degré d’émotion à une information donnée. C’est aussi et surtout un moyen particulièrement efficace pour fédérer les bloggeurs et les communautés d’influences online, particulièrement sensibles aux techniques du story telling. Le cas Wonderbra, pour le lancement de sa collection Perfect Strapless, en est un exemple parlant avec l’idée, plutôt que de simplement présenter un nouveau modèle de dessous, d’imaginer et de scénariser un enterrement de vie de jeunes filles un peu particulier, faisant écho à un événement porteur d’émotion, le mariage. Pour découvrir le dispositif, c’est ici
Le stroytelling n’a pas fini de s’infiltrer dans toutes les spécialités de la communication plus particulièrement en ces temps de crise que l’on connait, où une catastrophe mondiale laisse place à une autre catastrophe, et où, le besoin de rêver et de s’émouvoir est de plus en plus présent. Après l’ère de la séduction, entrons dans l’ère de l’émotion.








Tandis que s'ouvrait à Copenhague le 7 décembre dernier un sommet sur la lutte contre le réchauffement
climatique, les médias misaient à l'unisson sur l'optimisme commun des chefs d'état de la planète. Chose inédite, 56 médias se sont unis pour publier un édito commun, comme un message unique,
peut-être un « j’accuse » de la presse aux politiques. Tous, nourris d'espoir triomphant, affichant leur enthousiasme à couvrir et à vivre un moment d'exception incontournable pour
l'humanité. Quelle formidable stratégie de réputation pour ce congrès international ! Le grand moment tant attendu, point d’orgue du sommet, étant la venue du président des Etats-Unis, mauvais
élève de la classe internationale mais finalement, celui sur qui tous les espoirs reposent, ou presque… Les sondages commandités par les médias pour l’occasion aux plus grands instituts (outils
marketing aussi utilisés par les médias pour promouvoir et soutenir leurs contenus) montrent l’intérêt de la presse pour une actualité « positive » et « rassembleuse ». Citons
à titre d’exemple Le Monde qui s’associe à Ifop pour une enquête européenne afin de rappeler que les français se déclarent pour 88% d’entre eux prêts à modifier leurs modes de vie. Le font-ils
aujourd’hui ? Non, ou si peu : la consommation ne réduit pas, même en temps de crise (+0.2% par trimestre en 2009…) et le bio ne représente qu’1,7% du total de l’alimentation en France.
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