Relations Presse

Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 09:36

Le numéro de Stratégies daté du 22 octobre consacrait sa une au développement durable en titrant "La fin du jetable". Dans son édito spécial DD, François Kermoal, Directeur des rédactions, se fait l'écho d'une remise en cause par le consommateur de l'hyper consommation. Comme le démontre l'étude Publicité et Sociétés commandée par Australie à l'institut TNS Sofres, l'envie d'acheter est en chute libre et ce n'est pas qu'un phénomène lié à la baisse du pouvoir d'achat puisque que parmi les 43% des français qui n'ont à proprement dit pas envie d'acheter, on retrouve une majorité de cadres aux revenus confortables, majoritairement diplômés.
La crise finanicère certes, fait s'interroger chacun sur l'avenir incertain qui nous attend, pour mieux anticiper les crises successives de demain, qui seront tantôt économiques, tantôt sociétales, tantôt environnementales ou encore personnelles, comme le soulève Jacques Attali dans son dernier essai "Survivre aux crises". Dans ce numéro de Stratégie bien en phase avec les préoccupations nombreuses qui visent les ateurs de la communication, on découvre des dossiers plutôt bien documentés, des interviews porteuses de sens, personnellement, je l'ai parcouru avec beaucoup d'intérêt.
Cependant, je constate que le grand absent de ce numéro, parent pauvre de la comunication, est une nouvelle fois les relations presse. J'ai pourtant du mal à croire que rien ne se passe dans ce secteur en matière de démarche durable car aujourd'hui peut-être encore plus qu'hier, les RP sont en mesure d'apporter beaucoup aux entreprises, aux institutions, aux individus publics. Les RP peuvent en effet aider ces derniers à revoir profondément leurs process, leurs messages auprès des publics influents qui de surcroit sont de plus en plus variés, de plus en plus nombreux, de plus en plus difficiles à appréhender. Les agences qui ont entrepris une vraie réflexion sur le sujet du développement durable sont en mesure de proposer de nouvelles approches, tout comme les agences globales de communication, en s'entourant d'experts, en s'appuyant sur des méthodologies inspirées de standards et de normes tels que le Bristish Standard 8901, la norme ISO 14001 qui comprend un volet sur la communication, et bientôt le label RSE issu de l'ISO 26000.
Il en va de la réputation des marques et des entreprises, aujourd'hui plus que jamais attendues sur le sujet d'une communication cohérente en matière de RSE. Et en l'occurence, qui, sinon les agences de RP, qui sont de plus en plus aménées à gerer la relation avec les publics influents de ses clients, se situe plus au coeur d'une démarche de comunication durable ?
Visiblement, ce rôle qui nous est alloué à nous, agences de RP, n'est pas encore bien intégré par les acteurs visibles du marché. Il est vrai que nos missions nous amènent à travailler plutôt en sous-marin, avec toute la discrétion nécessaire. Ceci dit, cette discrétion ne doit pas pour autant nous desservir. C'est pourquoi il est temps de faire-savoir à la profession "communication" que les agences de RP, et je suis convaincue que cette démarche est largement partagée, mènent une réelle reflexion pour accompagner leurs clients dans une communication qui elle aussi s'éloigne de l'hyper communication pour aller vers plus de valeurs et plus de sens. 
 

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /2009 10:27

Que pensent les journalistes des services de presse ?
Pas toujours du bien. Communiqués insipides, inondation des boîtes mail inutilement, envoi d'informations sur des sujets en tous genres, communication jugée trop publicitaire et aujourd'hui journalistes parfois délaissés au profit des blogueurs...
Et si l'on échangait plus souvent sur notre vision d'un monde parfait où journalistes et attachés de presse se comprendraient, s'écoutraient et échangeraient efficacement ensemble pour le bien-être des lecteurs ?
Un jour viendra... En attendant, on s'en tient au registre du "je t'aime moi non plus" avec un rapport de force qui bien sûr met les services presse à la merci des rédactions...
Ce n'est pas que je veuille scier la branche sur laquelle je suis assise, mais le mythe du "zero RP" est-il transposable au monde réel ? Les journalistes ont-ils encore besoin de services presse quant ils se nourrissent directement des infos sur le web communautaire ? 
Twitter en est un parfait exemple... L'info se diffuse presque toute seule... et nous dans tout ça ?
Attaché de presse 2.0, un métier à réinventer, c'est sûr !

Voici la dernière perle trouvée sur Tech-Crunch... qui se rapporte plus aux RP à l'US qu'aux pratiques française... enfin, j'ose espérer.


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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 16:00

Les agences RP ont aussi leur marronniers ! Parmi les dossiers chauds de cet été, l'analyse des différentes offres des prestataires de veille media. Jusqu'ici, le sujet reste classique. Mais c'est sans compter l'e-reputation, la veille des réseaux sociaux qui cette année devient nécessaire. Ecouter avant d'agir, c'est aussi suivre ce qui se dit sur les blogs, sur Twitter, sur Facebook; Myspace et autres e-lieux d'expression.
En qualité de conseil sur les retombées media, les réseaux sociaux étant de plus en plus associés à la notion de "media", nous sommes amenés à évoluer dans nos offres de services pour offrir à nos clients le suivi des infos qui circulent à leur sujet sur le web 2.0. Ici encore, on voit les frontières tomber entre les différents acteurs de la communication.
Mais qui gère l'e-reputation !!!?
Des experts tels Spotter ou Synthesio des agences interactives tels que Duke, des agences globales, des agences RP vers lesquels les clients se tournent aussi. Ce qui nous amène à mener une véritable réflexion sur le sujet et à écouter avant d’agir… nous aussi… Que faire quand des TNS Media Intelligence, des Press Index, des Argus de la Presse ne nous accompagnent pas encore véritablement dans cette quête de l’e-réputation ? Se tourner vers de nouveaux prestataires, avec des offres diversifiées, impliquant des prestations supplémentaires à proposer à des clients qui se voient déjà présenter un panel de prestation se distinguant entre la veille presse traditionnelle, la veille TV/radio, les analyses... Je reste en phase d'écoute...

PS : spécial clin d'oeil au blog e-reputation

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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 15:47

Zoomons sur l'article paru dans Stratégies n°1533 du 19 février dernier et intitulé "La photo, nouvelle forme de conversation". Il date mais je ne pouvais pas passer à côté d'une tendance qui pour le coup est un vrai "case study" pour les RP. Photo, RP, on divague me direz-vous ?
Eh bien non, on anticipe !
Avec les nouveaux médias, la photo prend une tout autre dimension de communication. Elle s'affiche partout, elle devient incontournable. Avec le numérique, nous entrons dans l'air edu partage de l'émotion, des sensations, des expériences. Loin du statut d'oeuvre artistique, la photo devient outil de communication. Témoignage très personnel et instantané, elle est un message à elle seule, un outil de sociabilisation. La photo se stock, s'échange, se partage, se commente sur des portails du type Flickr ou Pikeo ou encore Picasa. Des groupes se créent par centre d'intérêt ou par thème. Et quel Facebook addict n'a jamais tagué une photo ?
A l'agence, c'est dit, on passe au Polaroid... avec des clichés pris sur le vif qu'on laisse aux journalistes qui assistent à nos conférences, qu'on laisse à nos clients, qu'on envoie à nos prospects...
On imagine de nouveaux scénarios RP à partir de la photo communautaire, outils de communication presse. Pourquoi pas demain proposer à un internaute amateur de photo de réaliser les shootings Rp des marques que nous suivont,ou encore pourquoi ne pas faire de la photo communautaire un véritable "roots book"...

On en est qu'au début et puis, on ne vous dit pas tout !

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 23:32

Dans un article paru le 12 février sur Categorynet, je découvre une agence RP d'un nouveau genre : Think Pink ou les RP discount. 1000 € le forfait. Le positionnement est clair.  Vous n'avez pas les moyens de vous offrir un conseil et une stratégie RP ? Faites donc quand même des RP sans le conseil et sans la stratégie. Les RP Quick and Dirty... avec la conception d'un message et l'envoi... ah oui, et aussi l'identification des articles sur une période de 3 mois. Et le tout, proposé par des pros. Difficile d'imaginer qu'une véritable réflexion sera menée sur les messages et les cibles. Ici, l'attachée de presse se transforme en boîte au lettre "html" (pour l'angle 2.0.). Quand on sait que le vrai travail ne consiste pas à envoyer des e-mails mais bien de prendre en considération le client, son message et le journaliste, ses préoccupations (qui sont avant tout celles de ses lecteurs) et de tenter de trouver le meilleur moyen de les faire se rejoindre... Certe, la crise nous pousse dans nos retranchements, cependant, doit-on aller vers le zero conseil alors que notre valeur ajoutée ne se justifie que par le conseil...justement ! Les RP et les RP 2.0. encore davantage sont en prise directe avec l'image de l'entreprise et de ses produits. Les médias, les bloggeurs, peuvent très vite influer sur celle-ci. Quand on voit que Total a consulté 3 agences pour annoncer ses résultats presques indéscents pour une période de crise, on comprend qu'il est essentiel de maîtriser son image, et donc ses RP.
Ce que j'en retiens...Think out of the box.

Par sandrine charpentier - Publié dans : Relations Presse - Communauté : RP 2.0
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 18:50

Derrière la frivolité et le papier glacé des magazines féminins, se cache un véritable pouvoir d’influence… Explications de Vincent Soulier, ex-directeur marketing du Groupe Marie Claire qui est interviewé par Newzy sur ce pouvoir convoité.

Vincent Soulier, ancien directeur marketing du Groupe Marie Claire et auteur de "Presse Féminine, la puissance frivole" démontre comment la presse féminine nous fait passer du magazine au magasin.

"Derrière cette apparente légèreté, se cache un véritable pouvoir… Un pouvoir qui conduit directement près des deux tiers des lectrices du magazine aux caisses des magasins, sans même passer par la case conseils de la vendeuse (1). On comprend dès lors pourquoi les annonceurs s’y bousculent et versent plus d’1,5 milliards d’euros de recettes publicitaires !" indique la rédaction de Newzy.

Un livre à lire et à offrir à nos clients dans le cadre de nos prochains appel d'offres en RP !

(1) Enquête TNS Sofres présentée au printemps 2006 par Dominique Lévy lors de la semaine de la presse magazine organisée chaque année par l'APPM (l'Association pour la promotion de la presse magazine)

 

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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 12:50

Comment faire des RP 2.0 sans avoir d'outils de mesure efficaces ? C'est à chaque fois la même rengeine quand on passe à l'étape de mesure des performances de nos campagnes RP sur les blogs. Trouver des données sur les blogs influents relève de l'impossible.
Mesurer le degré d'influence, n'en parlons même pas. Déjà, trouver le classement d'un blog et son nombre de visiteurs/mois est un véritable casse-tête. Il faut surfer de plateformes en plateformes, mixer des données qui ne sont pas mesurées sur la même logique, sortir des chiffres qui ne veulent au final plus dire grand chose.
Et là, on en revient aux débuts de ce blog. Comment faire professionnellement des RP 2.0 si l'on ne sait comment mesurer leur impact auprès de nos cibles ?
J'ai trouvé un article intéressant que j'aimerais vous faire partager sur le sujet. Il est publié sur woueb.net. PLutôt concret mais je n'y ai pas pour autant trouvé la solution à ma problématique du moment.
Ce billet est plus un appel à témoin qu'un billet d'humeur, je tiens à le souligner.

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 11:05

Au quotidien, les métiers du service - et les relations presse plus spécifiquement encore - sont confrontés à la problématique de la "juste gestion de leur prestations", très fortement liée à la qualité du "service rendu" justement ! "Service rendu" au journaliste, "service rendu" au client. La difficulté réside dans le fait de savoir où placer le curseur de ce "service rendu". Quand savoir rendre service dans une relations contractuelle qui liste tout un ensemble de prestations le plus souvent forfétaires qui impliquent des services annexes intimement liés non inclus au forfait ? Quand savoir aussi deviser des services rendus, hors forfait ? Le sens du service, dans l'univers des relations presse, est une donnée fortement variable et nous n'avons pas encore derrière les logiciels qui vont permettre d'interpréter automatique cette notion de service. Alors au quotidien, ce sont nos cerveaux qui gèrent cette donnée variable, avec plus ou moins d'affect, plus ou moins de conscience, plus ou moins du sens du service ! Le manager de l'agence est là pour insuffler un style, prôner une notion de sens du service, pour montrer la voie, mais dans la gestion d'un budget au quotidien, difficile d'avoir toujours le dicernement nécessaire pour distinguer le service rendu gratuitement du service rendu sur devis ! D'autant plus qu'avec une notion de forfait "all included" le client ne perçoit pas toujours la subtilité du devis à la demande pour un petit service... souvent chronophage pour l'agence lorsqu'il s'agit au final d'additionner tous les petits "services rendus." L'art du devis additionnel est, il faut l'avouer, assez mal perçu dans le camp des clients qui se considèrent souvent comme les "vaches à traire" de leur agence. C'est certainement lié à une grande différence de culture entre le monde de l'entreprise ou le responsable est missionné pour un périmètre d'activités ou quelque soit la charge de travail et les missions confiées, il conserve la même enveloppe de rémuération en fin de mois et l'agence où les missions effectuées par les équipes sont directement liées à la prestation facturée.
Avoir le sens du service, lorsque l'on se présente comme prestataire de service, cela va de soit. Avoir le sens du service payant, c'est un peu moins évident, bizarr
ement...

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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 18:15

7 millions d'internautes consultent les blogs chaque mois (cf. étude Media in Life 2007 de Médiamétrie). La consultation des blogs augmente doucement mais sûrement. Avec elle, la relation éditeurs de blogs/marques se redessine.
Le blogueur anti-marques, critique et anti-commercial, c'est désormais de l'histoire ancienne, comme le démontre l'étude Via Nova Sheeris, réalisée par Seprem Etudes & Conseil.
Aujourd'hui, plus d'un blogueur sur trois (38,2%) tire des revenus de son activité de blogueur, et près de 32% souhaitent développer significativement leurs revenus pour en vivre. La publicité fait partie des moyens cités pour toucher une rémunération pour 42.5% des blogueurs, tandis que 25.6% ne se prononcent pas.
Ce qu'il faut retenir de cette étude, en termes de RP 2.0, c'est que 88,7 % des blogueurs mentionnent marques et produits au moins de temps en temps, 46,6% en parlent «souvent à très souvent» et ne sont pas hostiles à la communication émise par les marques ou leurs agences. Et à partir du moment où les informations concernent leur communauté, ils restent en très grande majorité à la recherche de produits à essayer (82,7%), d'invitations à des événements de marque (60%) ou encore des informations sur les produits et les services (51,2%). Attention cependant à considérer une approche qualitative sans trop de dérive commerciale afin d'éviter les crises 2.0... Sont appréciées avant tout les actions correctement ciblées et personnalisées !
A lire si le sujet vous passionne l'article la
blogoshère s'ouvre aux marques publié sur le site fr.influencia.net.

Tags:, médiamétrie, via nova sheeris, influencia

 
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 10:13
Ciseaux.jpg Parfois, il m'arrive de travailler avec des attachées de presse qui ont suivi bon nombre de formations, qui ont tout vu, tout connu, bref, qui maîtrisent parfaitement le « métier d'attachée de presse ». Mais étonnamment, il ne s’agit pas vraiment de celui que je pratique et que j’estime. Le métier d’attachée de presse que je respecte, c'est celui qui respecte le journaliste, qui l'accompagne dans son travail d'investigation. Celui qui consiste à donner des informations qui lui permettront de mener son enquête, de juger de l'intérêt et de la pertinence pour ses lecteurs de l’information transmise par l’attachée de presse. Ce métier là est loin de la pratique du copier/coller, celle (terrible) qui consiste à mettre un petit résumé en fin de communiqué pour que le journaliste puisse le reprendre tel que, en usant de cette merveilleuse pratique du copier/coller (Ctrl C/Crtlv, c’est encore plus simple!). Quelle estime pour les journalistes… Il faut leur faciliter le travail, soit, mais c’est accorder peu de considération à leur capacité de mener eux-mêmes leur propre réflexion ! Je crois que le vrai malaise est là : il faut que les attachées de presse arrêtent de vouloir se substituer aux journalistes. Notre rôle consiste à aider les journalistes à accéder à l’information qu’ils recherchent, non à leur tenir la plume (plus exactement la souris). Difficile de travailler dans l’ombre, je l’avoue, mais il tient à chacun de tenter sa chance dans le monde prestigieux de la presse.
 

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